“Tout ce qui est visible au monde l’est par la grâce d’une lumière faite d’ombres et d’une ombre faite de lumière”. (Goete - Traité des couleurs)
Cette série des fragments physiques est une réinterprétation et un hommage à l’art classique. Une célébration de la lumière, de la féminité, de la volupté, de la soie, de la poésie, du mystère que suggère le corps féminin.
L’évocation, la puissance du désir à travers le regard « voyeur et amoureux » de l’artiste qui a capturé ces instants et les a sublimés, comme les sculptures, les fresques, les clairs-obscurs, les odalisques les célébraient en leur temps.
Grâce aux procédés techniques utilisés on obtient un rendu qui évoque des vestiges fragiles et précieux, pour faire qu’un instant éphémère devienne une éternité. Le quotient émotionnel est intact, l’imaginaire fait le reste, seule la beauté demeure.
Hécate - Dim. 80 x 80 cm / 31,5 x 31,5 In - Technique mixte sur toile / Mixed media on canvas Milan / Italie - 2023
Paris / France - 2022
Pietra N°1 - Dim. 80 x 80 cm / 31,5 x 31,5 In - Technique mixte sur toile / Mixed media on canvas
Paris / France - 2021
Pietra N°2 - Dim. 80 x 80 cm / 31,5 x 31,5 In - Technique mixte sur toile / Mixed media on canvas
France - 2021
Kyoto - Dim. 73,5 x 54 cm / 28,9 x 21,26 In - Technique mixte sur toile / Mixed media on canvas
France - 2021
Pelle - Dim. 81 x 60 cm / 32 x 23,6 In - Technique mixte sur toile / Mixed media on canvas
France - 2022
Bethsabée - Dim. 54 x 81 cm / 21,26 x 32 In - Technique mixte sur toile / Mixed media on canvas
Joséphine - Dim. 81 x 54 cm / 32 x 21,26 In Joséphine - Dim. 81 x 65 cm / 32 x 25,6 In Joséphine - Dim. 81 x 54 cm / 32 x 21,26 In Tanger / Maroc - 2021.22
C’est l’histoire d’un moment suspendu, proustien, hors du temps, loin de tout. Des instants forts et intenses de bonheur, de retrouvailles après l’orage.
Ils sont seuls dans la Villa. Elle domine la baie bleue de la ville blanche
et ils s’aiment d’un amour pur, délicat et infini. Ils ne font qu’un.
Le corps est brut, on ne cherche pas à le rendre beau, il est ainsi, nu, dans sa splendeur émotionnelle. On ressent la tendresse, l’amour, le regard
de l’artiste qui capture sa muse à travers une fenêtre.
On perçoit des jeux de mises en abîmes, notamment avec le tableau
de la femme voilée que l’on retrouve dans chaque pièce du triptyque : l’oposition du clair et de l’obscur dans tous les sens du terme.
Les trois pièces de ce triptyque forment un ensemble indissociable puisqu’il traduit la décomposition d’un mouvement qui s’inscrit dans un instant très bref, une rafale, dans le sens où ces trois instants que la photographie
a fractionnés, sont recomposés par le triptyque. C’est la décomposition
du mouvement à différents moments (en réalité 3 = 1).
Le disfractionnement de l’objet en trois dimensions tel qu’il apparaît sous différents angles, à différents moments et tel que l’outil photographique a permis de le saisir. Ce que les pères du mouvement photographique, notamment Eadweard Muybridge ont exploré et que les cubistes* ont interprété picturalement.
*cf. David Hockney - Victoria and Albert Museum, conférence, novembre 1983
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